Tivaouane : le préfet interdit le lancement de cartes PASTEF

Mis à jour le 19 juillet 2026

Le préfet de Tivaouane a interdit le 19 juillet un rassemblement PASTEF pour le lancement de cartes membres ; le parti dénonce une commande politique.

Illustration d'un bâtiment gouvernemental sénégalais animé, avec passants, voitures et car rapides bleu et jaune

Interdiction d’un rassemblement de lancement de cartes

Le dimanche 19 juillet 2026, le préfet de Tivaouane a notifié un arrêté interdisant le rassemblement organisé par la section communale de PASTEF pour le lancement de la vente des cartes de membres, prévu à 15h sur le terrain situé en face de la préfecture.[1] L’événement avait été déclaré par Mamadou Lamine Niang, Moustapha Lo et Lamine Lo au nom de la section communale du parti.[1]

Le préfet avait dans un premier temps demandé verbalement aux organisateurs de choisir un espace privé, estimant que le terrain ne pouvait pas accueillir une « manifestation politique ».[2] Face à la résistance des militants, qui réclamaient une notification écrite, un arrêté formel leur a été transmis, justifiant l’interdiction par des risques de « troubles à l’ordre public » et d’« entrave à la liberté de circulation des personnes ».[1]

Riposte de PASTEF

La section locale a rejeté ces motifs, accusant le préfet de vouloir « exécuter une commande politique ».[2] Le coordinateur de PASTEF-Tivaouane, Alioune Badara Mboup, a confirmé avoir reçu la notification et annoncé que le parti envisageait un recours judiciaire, tout en maintenant sa mobilisation.[3] Les responsables locaux ont rappelé que la Constitution garantit le droit de manifester et qu’une interdiction ne peut être justifiée que si l’administration démontre à la fois une menace imminente à l’ordre public et l’insuffisance de ses moyens sécuritaires.[2] « La mobilisation se poursuit pour la vente des cartes, un autre lieu sera annoncé », a déclaré Mboup.[3]

Contexte

Tivaouane, capitale de la confrérie tidjane et place symbolique du paysage politique sénégalais, est au cœur des tensions depuis la rupture entre le président Faye et le leader de PASTEF, Ousmane Sonko, révoqué de la primature le 22 mai 2026.[2] Le parti a refusé de participer au gouvernement formé par le Premier ministre Al Aminou Lô et s’est constitué en force d’opposition parlementaire, Sonko menaçant de déposer des motions de censure contre l’exécutif.[1]

Sources

  1. Tivaouane : le préfet interdit le rassemblement de lancement de la vente des cartes de Pastef au terrain en face de la préfectureSenego (2026-07-19)
  2. Pastef Tivaouane accuse le Préfet de vouloir exécuter une commande politiqueSeneweb (2026-07-19)
  3. Tivaouane : PASTEF dénonce une « commande politique » après un différend sur un lieu de rassemblementLeral (2026-07-19)