Le FMI de retour à Dakar : premier test pour le gouvernement Lô
Mis à jour le 9 juin 2026
Le 8 juin 2026, une mission du FMI conduite par Mercedes Vera Martin a entamé des discussions à Dakar — premier grand test économique du gouvernement Lô.
Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par l’économiste Mercedes Vera Martin, a entamé ses travaux à Dakar le 8 juin 2026.[1] C’est le premier grand rendez-vous économique du gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô, formé deux semaines après le départ d’Ousmane Sonko de la primature.
L’enjeu
Ces discussions techniques visent à parvenir à une « compréhension commune » des perspectives macroéconomiques, des besoins de financement et des priorités de réformes du Sénégal, et à aborder la vulnérabilité de la dette.[1] Le précédent programme, d’un montant de 1,8 milliard de dollars, avait été suspendu après la découverte de la dette cachée.[2] Le FMI estime aujourd’hui le taux d’endettement à environ 132 % du PIB.[1]
Une dérogation du Fonds demeure une condition essentielle pour permettre au Sénégal de renouer avec les financements de l’institution.[2]
Un test pour la ligne technocratique
La séquence place d’emblée le Premier ministre Lô — ancien cadre de la BCEAO, rompu aux négociations avec le FMI — face au dossier qui a contribué à la chute du gouvernement Sonko, ce dernier s’étant opposé à une restructuration adossée au FMI.[3] Le premier Conseil des ministres du 5 juin avait précisément fait du traitement de la dette une priorité.
Suite dans l’actualité et la chronologie.
Questions fréquentes
- Pourquoi le FMI revient-il à Dakar ?
- Pour relancer les discussions techniques avec le nouveau gouvernement sur les perspectives macroéconomiques, les besoins de financement et les réformes. Le précédent programme de 1,8 milliard de dollars avait été suspendu après la découverte de dettes non déclarées (« dette cachée »).
- À combien le FMI estime-t-il la dette du Sénégal ?
- Le taux d'endettement est estimé à environ 132 % du PIB. Une dérogation du FMI reste une condition essentielle pour permettre au Sénégal de renouer avec les financements de l'institution.