Révision constitutionnelle : Sonko fixe les limites du président
Mis à jour le 24 juin 2026
Le 23 juin 2026, Ousmane Sonko a affirmé que le président Diomaye ne pourra pas modifier le texte constitutionnel adopté par les 165 députés de l'Assemblée.
Le 23 juin 2026, depuis le perchoir de l’Assemblée nationale qu’il préside depuis mai, Ousmane Sonko a précisé la portée institutionnelle de la procédure de révision constitutionnelle en cours et les limites qu’elle impose au président de la République.[2] Sonko a averti que, une fois le texte approuvé par les 165 parlementaires, le chef de l’État « ne pourra changer une virgule » du contenu adopté.[1]
La souveraineté constituante du Parlement
Selon ses déclarations devant les parlementaires, seules deux entités peuvent se réclamer du pouvoir constituant : le peuple et l’Assemblée nationale.[2] Lorsque la révision est initiée par des députés sous forme d’une proposition de loi — comme c’est le cas avec le texte n° 17/2026 —, le rôle de l’exécutif est strictement encadré par l’article 103 de la Constitution : après adoption du texte par l’Assemblée, le président peut soit soumettre le texte à référendum, soit saisir le Conseil constitutionnel, mais ne peut en modifier le contenu.[3]
Calendrier de la semaine décisive
La Commission des lois s’est réunie le 24 juin pour examiner la proposition de loi n° 17/2026, avant la séance plénière fixée au 29 juin 2026.[2] PASTEF dispose de 130 sièges sur 165 à l’Assemblée, lui conférant une majorité confortable pour l’adoption du texte.[1]
Contenu de la réforme
Déclarée recevable le 12 juin par le Bureau de l’Assemblée, la proposition prévoit notamment la création d’une Cour constitutionnelle, l’institution d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’incompatibilité entre les fonctions de chef de l’État et la direction d’un parti politique.[3]
Suite dans l’actualité et la chronologie.
Questions fréquentes
- Le président Faye peut-il modifier le texte de la révision constitutionnelle après son adoption par l'Assemblée ?
- Selon Ousmane Sonko, non. Une fois le texte adopté par l'Assemblée, le chef de l'État peut convoquer un référendum ou saisir le Conseil constitutionnel, mais ne peut pas en modifier le contenu.
Sources
- Révision de la Constitution : Ousmane Sonko prévient que le Président ne pourra « changer une virgule » — Senego
- Révision constitutionnelle : Sonko fixe les limites du Président — Pulse Sénégal
- Sonko affirme que Diomaye ne pourra modifier « aucune virgule » du texte adopté — Connectionivoirienne.net