Sophie Gladima : bracelet retiré, procès renvoyé en novembre

Mis à jour le 23 juillet 2026

Le 22 juillet 2026, la Haute Cour de Justice retire le bracelet électronique d'Aïssatou Sophie Gladima et renvoie son procès à novembre 2026.

Illustration d'un palais de justice néoclassique avec une balance de la justice, aux couleurs du Sénégal

Première audience à la Haute Cour de Justice

Le 22 juillet 2026, l’ancienne ministre sénégalaise des Mines et de la Géologie Aïssatou Sophie Gladima, en poste entre 2019 et 2022 sous l’ère Macky Sall, a comparu pour la première fois devant la Haute Cour de Justice.[1][2] Cette juridiction, composée de membres élus de l’Assemblée nationale, est habilitée à juger les anciens membres du gouvernement pour des actes présumés commis dans l’exercice de leurs fonctions.[1]

Les chefs d’accusation

Mme Gladima est renvoyée en jugement pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des deniers publics, de blanchiment de capitaux et de complicité, en lien avec la gestion des fonds Force Covid-19.[3] Selon l’accusation, 73,2 millions de francs CFA auraient été versés à la société Groupe ISSA pour des travaux à Kédougou qui n’auraient pas encore débuté à la date du décaissement.[3] L’ordonnance de renvoi partiel devant la Haute Cour a été rendue par la Commission d’instruction le 6 janvier 2026.[3]

Levée du bracelet électronique

L’audience du 22 juillet a abouti à la levée du bracelet électronique que Mme Gladima portait depuis plus d’un an dans le cadre de la procédure.[1] La Haute Cour a estimé que le maintien de cette mesure ne serait plus conforme à l’article 138 du Code de procédure pénale, qui plafonne à douze mois la durée d’un tel contrôle judiciaire pour des faits de nature délictuelle.[1][2] Son conseil, Me Michel Simel Basse, a salué publiquement cette décision ainsi que le renvoi du dossier au fond.[2] « C’était un lourd fardeau », a déclaré Mme Gladima à l’issue de l’audience.[4]

Procès renvoyé à l’automne

L’examen au fond du dossier a été renvoyé après les vacances judiciaires, prévues du 1er août au 31 octobre 2026, avec une reprise des audiences attendue au plus tôt en novembre.[1][2] Ce renvoi est lié notamment à la transmission tardive du dossier par les services de la Haute Cour à un seul avocat, alors que Mme Gladima est assistée par un collectif de conseils.[3]

Contexte

Cette procédure s’inscrit dans la série des affaires judiciaires visant d’anciens membres du gouvernement Macky Sall, dans le cadre de la politique de reddition des comptes associée au projet politique de PASTEF depuis la transition de 2024. La veille, l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall avait lui aussi comparu devant la même juridiction, son audience ayant été renvoyée au 28 juillet 2026.[1]

Sources

  1. Haute Cour de Justice : le bracelet électronique d'Aïssatou Sophie Gladima retiré, le procès renvoyéSenego (2026-07-22)
  2. Affaire Aïssatou Sophie Gladima : Me Michel Simel Basse salue la levée du bracelet électronique et le renvoi du procèsSeneweb (2026-07-22)
  3. Haute cour de justice / Procès Sophie Gladima : la transmission tardive du dossier pourrait provoquer un renvoi dès l'ouvertureDakaractu (2026-07-21)
  4. Aïssatou Sophie Gladima après son procès : « C'était un lourd fardeau »Le Soleil (2026-07-22)